samedi 7 novembre 2009

"Julian Casablancas". Prenez de ses nouvelles.

En relisant tous ces articles poussiéreux qui traînent sur ce simulacre de recueils de textes virtuels, je m'aperçois comme il est cruel de voir le changement, le constater, ouvrir les yeux un jour et être différent. Rien de fondamental n'a changé dans ma vie, si c'est n'est la ville où j'habite et ce que j'étudie. Et pourtant, tout a changé. L'approche des choses, les sentiments, les manques, la manière d'être seul. Même L. Wells sonne différemment à l'approche du famous 28 novembre. Et si tout allait s'arranger? Ca serait tellement bien. Ca serait tellement incroyable de 'devenir' quelqu'un, une personne qu'on peut décrire autrement que physiquement. On pourrait dire, 'Machin, exerce actuellement dans le domaine truc'. Et moi j'aimerais bien qu'on dise ça.
Je voudrais toujours plus de musique. Jamais il n'y en aura assez, c'est un fait indéniable. '- Sinon, ça va toi, tu écris bien? - Ouais pas mal et toi?'
Sinon il faut absolument écouter :
- Walking des Dodos
- the City, the Airport de Loney, Dear
- 11th Dimension de Julian Casablancas
- Come On Eileen des Dexys Midnight Runners
- Love Will Tear Us Apart de Joy Division
- Inflation des Whitest Boy Alive
- Fuck Radiohead des Russian Sextoys
- I Can Talk de Two Door Cinema Club
- Summertime Clothes d'Animal Collective
- Basic Space de The XX
- Buster Voodoo de Rodrigo Y Gabriela
- Lust For Life de Girls

dimanche 26 avril 2009

Oh no ! [Crash tragic]

Kate Nash s'est mariée et à l'autre andouille des Cribs, l'espèce de punk miteux Ryan Jarmans en plus. Et le pire c'est que ca me rend triste, un peu. Comme je peux être grave, parfois. Elle aurait été tellement mieux avec Alex Kapranos, oh oui quel beau couple.
Ceci n'est qu'une histoire illustrative, sur le thème 'bonjour, je fantasme ma vie au lieu de la vivre vraiment, et vous ?'. Mais à part ça, moi ça va. J'ai juste envie d'arrêter les frais des fois, mais je sais même pas comment faire. Dans quel sens aller, l'ignorance totale, le foncé tête baissée ?
Peut être que la deuxième option est finalement la plus rapide pour en finir avec cette histoire bancale qui prend l'eau de toute part, comme un bateau qui a touché le fond, 'mais qui creuse encore'. Pourtant ça partait bien, hein, on avait levé l'ancre comme il faut, mis les voiles dans le bon sens et tout. On avait même caché à la cale tout ce qui débordait un peu trop du passé.
Mais le brouillard s'est installé et depuis je rame. (Ahah.) Peut être qu'on parle pas le même langage, peut être que je me fais du souci pour rien. Peut être que le soleil arrive, je sais pas trop, c'est difficile à dire. En tout cas, je reste intimement persuadé, qu'être trop gentil, c'est mal. Mal pour soi et les autres. Paradoxe, mon ami. Tu as trouvé là quelque chose à ton goût, je crois.

lundi 20 avril 2009

It's sad but it's true !

D'humeur spéciale ce soir. C'est une ambiance coup au ventre, coup au coeur, coup au moral, coup à la tête, coup aux mains. Après rien de grave, non plus, rien ne va mourir ici mais juste j'ai besoin d'écrire pour vider ma tête. Et pour une fois, il n'y a rien d'hypocrite, un quelconque espoir d'être lu quelque part, pour une fois je fonctionne vraiment sur un tant mieux/tant pis.
Donc, un genre de cynisme étrange m'habite, et je me sens comme retiré du monde plutôt chouette des sensations, des images évocatrices, des souvenirs agréables, des histoires vécues. J'aimerais tellement retrouver quelque chose d'aussi fort que ce qui m'a fait vivre tout ce temps, ne pas sombrer dans une sombre désillusion, une historiette à deux sous, mais avoir l'impression d'exister vraiment pour quelqu'un et quelque chose.
J'aimerais aussi qu'elle arrête de se méfier, de tout de rien, de moi, de l'amour. Ou alors qu'elle arrête de donner cette image. Ou alors qu'elle arrête de s'en foutre, où d'en donner l'air. Je suis contradictoire, j'aimerais que tout soit clair sans avoir besoin de le dire, que tout soit magique sans y penser, beau sans le vouloir.

jeudi 9 avril 2009

I Love You.

Basique. Véridique néanmoins. C'est vrai, qu'y a t il de plus bête et simple que l'amour? Qui plus est cet amour n'est ni transcendant, ni passionnel, ni fusionnel. Il est tout ce qu'il y a de plus simple. Mais il peut sauver n'importe qui. Du moment qu'on y croit. De toute manière, l'amour fusionnel, j'ai testé. Ca fait mal, très mal. C'est le genre de choses qu'on ne veut plus trop revivre. On voudrait garder le bon côté des choses. Mais le côté tranchant des choses, en fait il est des deux côtés; donc on accepte de souffrir, c'est comme ca. Mais on aime quand même. Et on se dit que cette période est la plus magnifique qui soit. Quand tout reste à créer. Quand on peut imaginer à partir de supputations virtuelles, au chaud dans son lit, de suppositions sous une cabane en bord de plage, d'imaginations urbaines, de rêveries accidentelles, de soupirs occasionnels. Ce qui pourrait se produire. Ce qui pourrait se passer, si jamais elle. Elle. oui elle. S. encore et toujours S. S. S. pour toujours. S. à jamais. S. Peut être. S. Peut être jamais. S. qui glisse dans mon coeur. Comme les alcools glissent dans mon estomac. Comme les notes de The Whitest Boy Alive glissent dans mes oreilles. Comme quand il faut se droguer avec, comme quand il faut faire attention à ne pas en faire trop. I miss you. i miss you so much.

dimanche 29 mars 2009

If I Can't Have You, Then Nobody Can.

Je sais pas pourquoi j'ai ce besoin de schizophrénie d'écriture. Mais c'est un fait, indéniable. Donc je vais juste continuer à écrire tout ce qui me vient à l'esprit, tout ce qui me fait froid dans le dos, pleins de frissons le long de l'échine. Tout ces frissons, comme emblèmes de choses apparemment sans liens, comme emblème du beau, comme emblème de la peur, comme emblème du passé, comme emblème des guitares en cascade d'Electric Bloom de Foals, comme emblème de No Cars Go d'Arcade Fire, comme emblème de la guitare folk de Birds de Kate Nash.
J'aime tellement les listes de choses improbables qui ne vont pas ensembles. Des fois j'aimerais pouvoir écrire seulement des listes, écrire des chansons avec des listes. Des listes répétitives de choses qui me passent par la tête. Des listes répétitives de pourquoi j'ai des frissons des fois. Des listes de pourquoi j'aurais bien aimé vivre dans les années 60. Des listes, des tonnes de listes. Mais, en fait je n'y arrive pas. Je bloque toujours devant ma feuille blanche. Je ne sais pas écrire, comme je ne sais pas chanter, comme je ne sais pas composer. C'est un fait. Mais j'essaye quand même, parcequ'il n'y a que ça qui me fasse vivre vraiment. Depuis un an. Depuis presque un an. Depuis presque un an, je me réfugie dans la musique, comme d'autres se réfugiaient dans le LSD, puis l'ecstasy, puis la cocaïne. Comme d'autres se réfugiaient dans les slogans, les pavés, les festivals. Rien du tout, rien de tout cela, moi. Depuis un an. Je suis trop sage, trop peureux, rien de tout cela. J'aimerais être violent, pouvoir obtenir des trucs, être fier de choses que j'ai fait. Mais je ne suis pas fier de moi, jamais. Alors je m'invente une fierté, je m'invente des choses belles, j'invente des musiques, j'invente des phrases, des textes. Et les gens de sourire et de dire à demi mots, 'oui ca va, j'aime bien.'